Chronologie illustrée de la musique européenne - CIME

Pourquoi ce site ?

 Pourquoi avoir créé ce site ?

 

La musique européenne, dite classique, est riche de plus de huit siècles d'histoire. Au cours de cette longue période plusieurs styles se sont succédé, plusieurs grands maîtres ont vu le jour et ont créé des œuvres qui, pour certaines, sont devenues immortelles.

 

En conséquence :

  • il est difficile pour le profane de savoir quoi écouter, par quoi commencer, quelles sont les œuvres majeures de chaque période. Dans cet espace, je ne cherche pas à décider pour vous des morceaux à écouter, mais à susciter votre intérêt et votre curiosité sur les différentes manières d'aborder l'audition de la musique classique.
  • pour un mélomane averti, ce site peut être l'occasion de découvrir de nouveaux compositeurs ou d'échanger sur des thèmes précis. 

Vous avez à votre disposition plusieurs espaces :

  • un blog où seront publiés régulièrement des articles ayant trait à la musique classique au sens le plus large du terme,
  • un espace pour chaque grande période où vous retrouverez les compositeurs majeurs et des œuvres incontournables de ceux-ci,
  • un espace présentant la CIME de St-Sever de Rustan (65) et celle qui est en projet à Oletta en Corse, deux lieux dédiés à la musique, que vous pourrez visiter,
  • et enfin, une page présentant l'application numérique de la CIME que vous pourrez acheter ; dans celle-ci vous retrouverez plus de 1500 œuvres de tous les grands compositeurs constituant l'essentiel de la saga européenne de la musique, du moyen-âge à nos jours.

Les derniers articles du blog

DU ROI DES AULNES AUX ENFANTS QUI N'ONT PAS DE MAISON

Message du 17/11/2019 de Marie-Marthe Sironval habitant Bertrix en Belgique :

 

               Bonjour,

               Notre professeur d'Histoire de la Musique nous a chaleureusement recommandé votre site comme support à son cours. Merci pour tout ce travail.                                                              

               Bien cordialement.

 

Réponse d'Yves Maze du 17/11/2019 :

 

                                   Bonjour.

C'est un grand honneur que me fait votre professeur et une grande joie pour moi de savoir que mon site servira à des étudiants belges. Vous savez, sans la Belgique et le Nord de la France, où est née, au moyen-âge, la polyphonie, l'histoire de la musique classique ne serait pas ce qu'elle est devenue. Ce sont des musiciens nés chez vous où en Picardie (les Picards, pour moi, sont des Belges) qui ont enseigné la musique aux Italiens lesquels l'ont apprise au reste de l'Europe. C'est en tout cas la thèse de Voltaire dans son "Siècle de Louis XIV", et c'est ce que je pense moi-même après avoir mûrement réfléchi sur la question.

Si vous avez besoin d'informations complémentaires concernant mon site, n'hésitez pas à m'écrire en utilisant mon blog. Dites-le à vos condisciples et adressez mes remerciements chaleureux à votre professeur. Mais, au fait, dans quel établissement étudiez-vous?

 

Réponse de Marie-Marthe Sironval du 17/11/2019 :

 

Mille mercis pour votre réponse. Je ne manquerai pas de transmettre ceci au professeur et aux élèves. J'étudie avec ces derniers dans une académie de musique, de danse, et d'arts de la parole. A cela s'ajoute un cours d'Histoire pour adolescents et adultes.

Le sujet de notre cours est la musique classique européenne au sens large du terme, avec, comme approche, une étude comparative de différentes interprétations d'une même oeuvre. Auriez-vous, éventuellement, un lien, sur Internet, vers une source qui pourrait illustrer cette démarche ?

 

Réponse d'Yves Maze (reconstituée après perte du document initial) :

 

 Oui, j'ai ce que vous me demandez. Pourquoi ne pas commencer par le célébrissime Lied de Franz Schubert "Erlkönig" (Le Roi des Aulnes) ou une oeuvre-choc comme le Noël des Enfants qui n'ont plus de maison" de Claude Debussy ? Bien entendu, pour étudier la première oeuvre proposée, vous allez peut-être me dire qu'il faut être germaniste. Pas si sûr que cela, car il y a tout de même quelqu'un qui a trouvé que le poème de Goethe était inutile et que la musique de Schubert était tellement riche et expressive qu'on pouvait se passer des paroles sur lesquelles cette musique est pourtant modelée. Franz Liszt, en effet, car c'est bien de lui qu'il s'agit, a fait de ce Lied (qui, par définition, est un chant accompagné au piano) une page pour instrument solo. Il était d'ailleurs coutumier du fait et certaines de ses "transcriptions" sont demeurées célèbres.

 

https://youtu.be/4i8h9rboUks

https://youtu.be/j0N-24NYN3g

 https://youtu.be/jZxzz-N3oxM

https://youtu.be/oBeVLfZVUDU

 

Au début des années 1960, lorsque la Hi-Fi et les émissions de radio en modulation de fréquence n'en étaient qu'à leur tout début l'auditeur curieux, le mélomane en formation, " l'amateur éclairé", l'étudiant en musicologie, manquaient de documentation en matière de musique enregistrée. Le disque noir vinyle 33 tours, de 30 ou 25 centimètres, n'existait que depuis un très petit nombre d'années et les oeuvres de musique classique qu'il était possible de se procurer,  tenaient facilement chez les meilleurs disquaires dans un seul bac de quelques décimètres de longueur. de largeur et de profondeur. Depuis cette époque, les supports de musique enregistrée ont proliféré . Non seulement on a vu se multiplier les enregistrements sur disque noir vinyle "microsillon" , mais sont apparus les magnétophones à bandes, puis les magnétocassettes, de plus faible encombrement . Ensuite, au cours des années 1980, on est passé de l'enregistrement analogique au numérique avec notamment l'apparition du compact-disc (CD) qui a tenu le haut du pavé pendant quelques années et enfin,  à Internet qui permet l'écoute en ligne de (presque) tout ce qu'on voudra.

Aujourd'hui il y a surabondance d'information, pléthore de techniques d'enregistrement, de sorte que l'auditeur de bonne volonté n'a plus que l'embarras du choix. Cependant, plus que jamais peut-être, cet auditeur  bien intentionné a besoin d'être guidé par de bons spécialistes, qui eux,  au contraire, ont tendance à devenir de plus en plus rares.  

Pour le "Noël des Enfants qui n'ont plus de maison" de Claude Debussy, plusieurs exécutions paraissent dignes d'intérêt. Il y a, bien sûr, celle de la Maîtrise de Radio-France qui n'est pas critiquable, justement parce que c'est celle de Radio-France. Je lui préfère cependant les jeunes américaines de la Westlake Girl's High School ou la version de la Maîtrise de Quebec.

-Les pianistes accompagnatrices et chef(fes) des chorales sont  transcendantes dans les trois cas, comme le bouleversant chef-d'oeuve de "Claude de France".

                                                             Rappelons à ceux qui l'auraient oublié qu'une "maîtrise" est un choeur d'enfants.

 

https://youtu.be/7I7mCReoJas

https://youtu.be/b6tYcIPhBTs

https://youtu.be/YAtTtRLn09s

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EST-CE VRAIMENT LA FIN ?

La querelle des disciples d’Olivier Messiaen est exemplaire, en ce sens qu’elle illustre parfaitement la manière dont ont évolué les "méthodes de composition" depuis que le métier de compositeur existe.

 

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LA QUERELLE DU DERNIER DEMI-SIECLE

On sait que, par la suite, Yannis Xenakis et Pierre Boulez se sont fâchés, le premier reprochant au second de limiter la musique aux douze sons du total chromatique, et d’y introduire une dose excessive d’ingrédients aléatoires et incontrôlés tels que la fameuse "réserve de notes" du second. Yannis Xenakis a précisé ses critiques en disant que l’évolution des méthodes de composition chez Pierre Boulez et d'autres, ouvrait à l’interprète la possibilité de faire "n’importe quoi". Bien avant leur "querelle" dans les années 60, Pierre Boulez avait écrit un livre intitulé "Penser la musique autrement".

 

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LE CIVET SANS LIÈVRE ET LE JAZZ BOLCHEVIQUE

Et puisque que nous en sommes au chapitre des incongruités ou boutades (parfois fort drôles) prononcées ou écrites sur les grands musiciens, on peut encore en citer quelques-unes que les connaisseurs apprécieront sans doute à leur juste valeur.

 

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LE CANCRE EN HARMONIE

En dépit de cela, on a prétendu que Franz Schubert n’avait jamais étudié le contrepoint ; chose pour le moins surprenante quand on connaît son admirable Messe en Mi bémol Majeur !

 

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LE MOULIN A FUGUES

L’instrumentation se définit comme la mise en œuvre de différents moyens techniques permettant d’accommoder l’écriture contrapuntique ou harmonique d’un auteur aux possibilités spécifiques de chaque instrument.

 

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CONTREPOINT - HARMONIE, HARMONIE - CONTREPOINT

Il était peu probable que des hommes inventassent un jour le contrepoint et l’harmonie, bases de "l’écriture" et de toute méthode en matière de composition musicale. C’est pourtant ce que firent des Européens, plus de quarante siècles après les débuts de la Civilisation. Aujourd’hui, on donne aux plus marquants de ces hommes le nom de grands musiciens ou celui de grands compositeurs.

 

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