Est-ce vraiment la fin ?

La querelle des disciples d’Olivier Messiaen est exemplaire, en ce sens qu’elle illustre parfaitement la manière dont ont évolué les "méthodes de composition" depuis que le métier de compositeur existe.

 

Le contrepoint et l’harmonie tonale furent les deux premières, et resteront sans doute les plus productives de ces méthodes, loin devant le dodécaphonisme de Arnold Schoenberg, ou la musique dite d’abord stochastique puis massique de Yannis Xenakis.

 

En fait, l’évolution du contrepoint et de l’harmonie, et les rapports de proportions existant entre l’un et l’autre dans l’œuvre de chaque grand musicien, s’identifient presque complètement à l’histoire de la musique classique européenne. Ils en ont été incontestablement la manifestation la plus caractéristique, sans aucun équivalent dans les autres civilisations, jusqu’à la fin du XXème siècle. C’est pourquoi il était nécessaire, avant d’ouvrir une discussion sur cette musique avec des exemples à l’appui, comme le permet la CIME, de bien expliquer ce qu’ils sont…

 

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Commentaires: 4
  • #1

    Isabelle B. (mercredi, 15 mars 2017 18:56)

    Concert Radio-France

    Mail d’Isabelle (4 mars 2017) :

    « Hier soir, j’assistais, à Paris, à un concert très intéressant.
    Le programme commençait par le meilleur, bien sûr, puisqu’il s’agissait du somptueux concerto n°3 pour piano de Prokofiev.
    En deuxième partie, nous étaient proposés des extraits de la Belle au Bois Dormant de Tchaïkovsky. Puis, sans transition, le chef enchaînait directement avec la 7ème Symphonie d’un certain Valentin Silvestrov (j’ai oublié de le dire, mais tu avais compris qu’il s’agissait d’une soirée russe à la Maison de la Radio).
    Inutile de te dire qu’après la surprise de l’enchaînement (j’étais encore en tutu), j’ai beaucoup pensé à nos discussions, et tu vas comprendre en lisant ce qui suit (pièces jointes).
    Franchement, je ne me suis pas ennuyée. Il y avait de beaux passages mélodiques, mais aussi du vent, (du vrai vent, dans les tubas).
    On reparle de tout ça dans quelques jours. »

    Quelques jours plus tard, suite de la conversation, cette fois sous forme téléphonique :

    Isabelle : As-tu reçu mes mails ?
    Moi : Oui, je les ai lus, mais je ne parviens pas à ouvrir les pièces jointes.
    Isabelle : Je vais donc te les envoyer une seconde fois. Ce sont des commentaires du chef d’orchestre dirigeant le concert sur Silvestrov et son oeuvre. On y trouve l’affirmation de ce que nous avons souvent dit par le passé, à savoir que Stockhausen et Xenakis avaient conduit la création musicale dans une impasse, et qu’il était urgent d’en sortir.
    Moi : Pour un véhicule, il est possible de sortir d’une impasse en faisant marche-arrière, mais pour l’histoire de la musique conduite dans un apparent cul-de-sac par Xenakis et Stockhausen, pour ne citer qu’eux, c’est peut-être plus difficile. En tout cas, tu viens de situer le champ d’action des compositeurs cités par le chef d’orchestre dans ce qu’on appelle aujourd’hui les « post-modernes ».
    Je crois, pour ma part, qu’il y a et qu’il y aura encore des gens capables d’écrire de la musique intéressante, mais qu’ils sont condamnés, comme Silvestrov, à faire du surplace ou à un éternel retour aux sources qui, pour lui, s’appellent Bach, Mozart, Chopin, Schubert, Mahler…
    Silvestrov le reconnait lui-même, d’ailleurs, car voici ce qui se lit dans les pièces jointes que suis enfin parvenu à ouvrir : « Du fait de l’avancement de notre conscience artistique, il est de moins en moins possible de commencer au commencement (ce que je traduis par « faire vraiment du nouveau »)…, ce qui signifie que ce n’est pas la fin de la musique en tant qu’art, mais la fin de la musique ; une fin dans laquelle il lui est permis de s’attarder encore longtemps. Dans ce cadre, une vie immense est possible ».

    Ces dernières phrases répondent parfaitement à la question première posée sur le blog de la CIME qui est : « Est-ce vraiment la fin ? ».
    La création musicale authentique est à l’agonie, mais elle ne finit pas et ne finira peut-être jamais de mourir…

  • #2

    Fatou SAGNA (samedi, 16 décembre 2017 22:47)

    Bonjour
    Je suis une fane et j'aimerai si possible venir vous rencontrer.
    J'habite dans le 20ème arrondissement de Paris.
    Merci.

  • #3

    Yves Maze (lundi, 18 décembre 2017 21:19)

    J'habite la province. Pourrais-je savoir ce qui vous intéresse sur mon site? Une venue à Paris n'est pas impossible, mais j'aurais aimé savoir sur quel point précis de l'histoire de la musique porte votre questionnement.

  • #4

    Erwan (lundi, 08 juillet 2019 06:13)

    Superbe se cite